Pour un EAE de qualité…

… De la préparation, de la confiance, une bonne dose de communication, un zeste de trac et un soupçon d’assertivité… l’EAE c’est l’entretien annuel d’échange (ou d’évaluation… mais je préfère ECHANGE !).

Toutes les entreprises ne le pratiquent pas en Nouvelle-Calédonie puisqu’il n’a pas de caractère « obligatoire ». Cependant, ce temps d’échange privilégié entre le collaborateur et son manager est un véritable levier de management, qui se fonde sur la valeur qualitative des restitutions obtenues.

Pour avoir des EAE réussis, avec des contenus porteurs, il me semble important de rappeler régulièrement les fondamentaux et d’harmoniser vos pratiques.

Parmi ces fondamentaux, je n’insisterais jamais assez sur l’importance de préparer son entretien. Que l’on soit collaborateur ou manager, la prise de recul s’impose pour dresser un bilan, définir un projet, évaluer un degré de satisfaction réciproque entre le salarié et l’entreprise.

Et, si pour la majorité d’entre nous, la pratique de l’EAE n’est pas nouvelle, force est de constater, lorsque l’EAE n’est pas carrément vu comme une contrainte administrative, que des améliorations sont toujours possibles.

Du coup, avant de lancer ou relancer les EAE dans vos entreprises, je vous invite à :

  • Clarifier ce que l’on peut mettre dedans, pour mieux s’y préparer : savoir ce que l’on peut demander, ce que cela peut apporter… (à priori toutes les questions d’ordre individuel, avec bien sûr le bilan des réalisations par rapport aux objectifs mais aussi les conditions et relations de travail) ;
  • Tenir compte du stress que peut générer cet exercice pour certains collaborateurs comme pour certains managers : veiller à l’anticipation des prises de rendez-vous, au temps dédié pour le tête-à-tête, dans un espace approprié… ;
  • Introduire de la fluidité dans l’échange, pour pouvoir s’exprimer réellement (être soi-même), notamment en se détachant du support à remplir (dans lequel on veillera tout de même à exprimer la synthèse de nos accords comme de nos désaccords… si si, il est possible de ne pas être d’accord et de l’acter !) ;
  • Avoir des outils pour libérer la parole : en étant conscient des principes clés de la communication interpersonnelle, des biais de perception les plus courants, de la puissance de l’écoute active et de la reformulation…

C’est souvent le défaut de préparation, ou les difficultés de remise en question, qui rendent l’EAE « improductif ». Attention également à ce que l’évaluation qui découle de l’EAE porte bien sur la contribution du salarié à la réalisation des objectifs de l’entreprise : on apprécie toujours un résultat et non une personne. Pour faire cela, raisonnez par compétences : la compétence est évaluable et résulte d’une combinaison de savoirs, savoir-faire et savoir-être mobilisés pour agir de manière adaptée, face à une situation professionnelle donnée.

Au-delà de l’écoute, restez vigilants à la mise en œuvre et au suivi des actions évoquées pour soutenir l’engagement des équipes et le climat de confiance.

Je vous souhaite des EAE riches et fluides, à votre image !

Energiquement vôtre !

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